La rage contre la machine

le sage Yoda a dit

Size does matter

À moins que ce soit Godzilla, je ne sais plus.

En informatique, pour faire simple, un ordinateur est un substitut phallique. Il faut en avoir un plus gros que celui du voisin, et que ça se voit bien. Là, pour travailler, j’ai un substitut toutes options, avec des prises de partout (l’allusion freudienne est moins claire, là, mais je suis sûr qu’il y a quelque chose), des gros chiffres. Sauf qu’il n’y a pas assez de RAM, l’écran a une petite résolution, le disque anémique, et que le processeur est un bon chauffe-plat. Grand disant, petit faisant.

Ce qui est bien avec la RAM, c’est la notion de croissance infinie. Avec plus de RAM que le programme Appolo en aurait rêvé, on arrive à figer une machine moderne, les portables ont une petite faiblesse qui surprend à chaque fois : le disque dur, petit et mou. Niveau symbolique, c’est lamentable, et quand il doit pallier au manque de RAM, ça devient laborieux. Pendant 5 jours, ça devient un chemin de croix, avec plein de pauses le long du trajet. Le sixième jour, en fouillant dans le tas de carton qui sert d’archives/dépotoir/purgatoire, on trouve la barrette de 1Go, consciencieusement commandée avec la machine, mais toujours pas installée. La machine arrête de jouer à un-deux-trois soleil.

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